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Les 12 meilleures adresses italiennes à Paris selon notre guide Fiammetta

     Elle est originaire d’une petite ville près de Milan et étudie l’histoire de l’art à Paris depuis quelques années maintenant. Fiammetta, notre guide italienne préférée, spécialiste de la Renaissance, partage avec vous les meilleures adresses italiennes qu’elle a dénichées depuis qu’elle est arrivée dans notre capitale. De quoi voyager dans le pays de la « dolce vita » sans même quitter Paris…

1) Quel est l’endroit à Paris qui te rappelle le plus l’Italie ?

     Fiammetta : « Il s’agit d’un lieu assez particulier qui se trouve dans le quartier d’Oberkampf. Ça s’appelle Il Borgo delle Tovaglie et c’est un concept-store qui occupe une ancienne usine de caoutchouc. Sur plus de 700 m2, ce coin d’Italie a été conçu comme une grande maison de campagne dans laquelle on déambule en admirant de riches étoffes, des tapis, des services de table et bien d’autres produits manufacturés… Tous ces objets proviennent de Bologne, la ville où cette marque est née, dans une rue qui autrefois grouillait de botteghe (magasins) de tisserands.

     Je dois avouer que j’ai une vraie passion pour tout ce qui concerne la décoration d’intérieur et là-bas, je suis servie ! Dès que je franchis la porte du Borgo delle Tovaglie, je retrouve l’authenticité des marchés artisanaux italiens ainsi que la chaleur d’un repas en famille. Le tout dans un cadre chic et cosy ! On peut retrouver cette atmosphère conviviale dans le restaurant qui jouxte le magasin et qui met à l’honneur les saveurs de l’Italie. »

Il Borgo delle Tovaglie
4 Rue du Grand Prieuré, 75011 Paris (métro Oberkampf)
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h30

2) Où peut-on manger la meilleure pizza de Paris ?

     Fiammetta : « Beaucoup de personnes me posent cette question et je dois avouer que j’ai longtemps eu du mal répondre… jusqu’au jour où j’ai découvert La Romanella, dans le XVe arrondissement. Là-bas, la pizza se caractérise non seulement par une pâte fine à la fois croustillante et moelleuse, mais également par des produits très frais de bonne qualité.

     Une mention spéciale à la pizza Parme qui est vraiment succulente. Sur une base de sauce tomate, elle est garnie de mozzarella, de copeaux de parmesan, de fines tranches de jambon crude Parme, bien sûr – et d’un œuf ! Je ne peux que recommander cette pizzeria ! »

La Romanella
81 Avenue Félix Faure, 75015 Paris (métro Lourmel ou Boucicaut)
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30

3) Où peut-on déguster le meilleur tiramisu de Paris ?

     Fiammetta : « Le dernier très bon tiramisu que j’ai goûté vient de Mamma Primi, dans le XVIIe arrondissement. Rebaptisé Tigramisu, il s’agit d’un tiramisu bien équilibré, onctueux et fondant. Mais, ce que j’ai le plus apprécié, c’est que ce dessert est très aérien et que l’on sent bien le café. Je dois aussi rendre hommage à la qualité et à l’authenticité du service. Le serveur, qu’on peut reconnaître à son véritable accent italien, vient nous voir à table avec un grand plat de tiramisu et il nous en sert une part directement à la cuillère. Un petit geste qui ajoute une touche familiale ! »

Mamma Primi
71 Rue des Dames, 75017 Paris (métro Rome)
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 22h45 (jusqu’à 23h le week-end)

4) Quelle est ton œuvre d’art italienne préférée à Paris ?

     Fiammetta : « Comme on vient de parler de gastronomie, je ne peux pas m’empêcher de penser aux Noces de Cana de Véronèse, une immense toile de presque 7m sur 10m, conservée au Musée du Louvre. Le peintre a réalisé cette œuvre en 1562 pour décorer le réfectoire de l’église vénitienne de San Giorgio Maggiore. Le thème qu’il représente est celui du premier miracle de Christ qui, invité à Cana pour un banquet de mariage, a transformé l’eau en vin.

     La présence centrale de Jésus, surplombé par des serviteurs en train de couper la viande d’agneau, ainsi que l’assistance occupée à déguster le vin qui vient d’être servi, sont des références ostensibles à l’Eucharistie. La richesse de cette toile réside dans le fait que l’artiste a su « marier » des éléments religieux à des éléments de nature profane. Véronèse transpose le miracle biblique au sein d’un banquet historique de la Venise du XVIe siècle. Il s’agit bien de « noces » à tous points de vue ! »

Musée du Louvre
Rue de Rivoli (métro Palais Royal – Musée du Louvre)
Ouvert tous les jours sauf mardi de 9h00 à 18h00 (22h00 les mercredi et vendredi)

5) Quel est le meilleur endroit pour apprendre l’italien à Paris ?

     Fiammetta : « Parmi les écoles de langues, je me dois de parler de La Dante, une vraie institution pour apprendre l’italien. C’est une société fondée à Rome en 1889 qui est présente dans plus de 80 pays. Elle s’est installée dans le VIIème arrondissement en 1902. Elle offre un large choix de cours aussi bien pour les débutants que pour les avancés et propose non seulement des cours en groupes que des ateliers thématiques passionnants.

     Mais le meilleur moyen pour progresser, c’est encore de suivre les cours particuliers. Il n’y a rien de mieux pour vaincre la peur de parler ! »

La Dante
12 bis Rue Sédillot, 75007 Paris (métro École militaire)

6) Quel est le musée parisien qui est le plus susceptible de nous transporter en Italie ?

     Fiammetta : « Il y a bien sûr le Louvre dans lequel on peut se perdre et voyager à travers les époques en déambulant de chef-d’œuvre en chef-d’œuvre. Je tiens toutefois à évoquer un musée plus confidentiel qui réserve beaucoup de surprises… il s’agit du Musée Jacquemart-André, dans le VIIIe arrondissement.

     C’est à l’origine l’hôtel particulier d’un couple de collectionneurs du XIXe siècle, Édouard André et Nélie Jacquemart. Cet écrin architectural abrite aujourd’hui des peintures et des objets d’art rassemblés par les époux durant leurs nombreux voyages en Italie. Grâce à la passion que Nélie vouait à l’école florentine, on peut y admirer des œuvres de Donatello, de Paolo Uccello et de Sandro Botticelli. Mais Édouard préférait, lui, les peintures en provenance de la région de Venise… On peut donc aussi y observer des œuvres de Giovanni Bellini et de Vittore Carpaccio. Un régal pour les passionnés de peinture italienne !

     J’ai d’ailleurs le plaisir d’animer la visite « Un voyage dans l’Italie de la Renaissance » pour Les Découvreurs. Durant cette visite, je fais voyager les participants au XVème siècle en leur faisant (re)découvrir ces deux foyers majeurs de la première Renaissance italienne ! »

Musée Jacquemart-André
158 Boulevard Haussmann, 75008 Paris (métro Miromesnil)
Ouvert tous les jours de 10h à 18h. Nocturnes les lundis jusqu’à 20h30 en période d’exposition

7) Où doit-on aller à Paris si l’on veut suivre les dernières tendances de la mode de Milan ?

     Fiammetta : « Sans hésitation, je dirais l’avenue Montaigne. Là-bas, en plus des marques les plus connues, on peut trouver – au n°31 notamment – un des magasins parisiens de MaxMara. Cette grande maison italienne de prêt-à-porter, fondée en 1951, continue sans cesse à se renouveler tout en gardant une identité propre !

MaxMara
31 Avenue Montaigne, 75008 Paris (métro Alma-Marceau ou Franklin D. Roosevelt)

     Après avoir quitté l’avenue Montaigne, il faut se diriger vers la rue du faubourg Saint-Honoré. Cette grande artère parisienne n’est pas sans me rappeler la Via Monte Napoleone à Milan. À chaque fois que je passe devant les vitrines du magasin d’Alberta Ferretti, au n°43, je prends un plaisir fou à admirer les robes éthérées aux drapés fluides et romantiques… Un régal pour les yeux ! »

Alberta Ferretti
43 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (métro Champs-Élysées-Clemenceau ou Concorde)

8) Où peut-on déguster le meilleur aperitivo de Paris ?

     Fiammetta : « Je dirais le Sparks, dans le IXe arrondissement. Quand on observe la devanture et la décoration, on est loin d’imaginer une carte toute italienne… Et pourtant, dans ce bar d’ambiance qui rappelle l’époque de la prohibition et des années folles, on peut trouver tous les cocktails italiens les plus connus comme le Spritz, le Bellini ou le Negroni. Il y a également une belle gamme de vins blancs et rouges produits dans différentes régions italiennes telles que le Piémont, la Vénétie, la Toscane, les Abruzzes et la Sicile. Ces lieti calici (une citation de La Traviata de Verdi qui veut dire « joyeuses coupes ») peuvent aussi être accompagnés par des spécialités transalpines de qualité. »

Sparks
85 Rue de Dunkerque, 75009 Paris (métro Anvers)
Ouvert du mardi au samedi de 19h à 01h30

     Pour déguster un excellent Prosecco, je conseille le Dacouar, dans le VIe arrondissement. Il s’agit d’un bar à bulles où la recherche de bonnes étiquettes est le mot d’ordre de la maison. La sélection de Prosecchi est impeccable ainsi que la température de service qui permet d’exalter le perlage fin et persistant propre à ce vin italien. »

Dacouar
6 Rue Suger, 75006 Paris (métro Saint-Michel-Notre-Dame)
Ouvert du mardi au jeudi de 18h à minuit et de 18h jusqu’à 2h les vendredi et samedi

9) Quelle est la meilleure librairie italienne à Paris ?

     Fiammetta : « Là aussi, je n’ai pas de doutes… je dirais sans hésitation La Libreria, dans le IXe arrondissement. Dans cette petite librairie, on peut trouver toute l’actualité littéraire de la péninsule. On peut aussi trouver sur les étagères de La Libreria les classiques de la littérature transalpine, des DVDs et des CDs ainsi que des textes en français autour de l’Italie. De plus, les propriétaires veillent à organiser régulièrement des rencontres avec les auteurs, ce qui fait de cette boutique un lieu de rencontre interculturelle vivant et dynamique. Pour connaître le programme des événements, il suffit de consulter leur blog, toujours mis à jour et plein de bons conseils de lecture. »

La Libreria
89 Rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris (métro Poissonnière)
Ouvert le lundi de 14h à 19h et du mardi au samedi de 10h à 19h

10) Dans quelle épicerie fine faut-il aller pour trouver les meilleurs produits italiens ?

     Fiammetta : « Parmi les nombreuses épiceries fines italiennes qu’on peut trouver à Paris, ma préférée est sans conteste Italian Cucina. Elle est située dans le XVIIe arrondissement au début de la rue de Lévis, une rue très animée ! Les produits sont excellents et très frais. Ils proposent des plats typiques et savoureux. Il ne faut pas manquer de goûter à leur burrata juteuse et crémeuse ainsi qu’aux involtini de speck : parfait pour un apéritif à l’italienne ! »

Italian Cucina
9 Rue de Lévis, 75017 Paris (métro Villiers)
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 20h et le dimanche de 9h à 13h30

     Pour des produits saisonniers tels que le panettone et la colomba (les pâtisseries que l’on consomme à Noël et à Pâques), je conseille d’aller chez la Bottega di Piacenza à Montmartre. On peut y trouver non seulement les versions traditionnelles de ces gâteaux mais aussi de nombreuses variantes (au chocolat, aux cerises, au limoncello, etc.)”

La Bottega di Piacenza
53 Rue des Abbesses, 75018 Paris (métro Abbesses)
Ouvert du lundi au dimanche de 9h30 à 21h30

11) Quel est le plus bel opéra italien auquel tu as eu l’occasion d’assister à Paris ?

     Fiammetta : « J’adore La Traviata de Verdi et la dernière fois que j’ai eu l’occasion de la voir à Paris, c’était en 2016 à l’Opéra Bastille, lors d’une mise en scène de Michele Mariotti. Outre la voix remarquable de Violetta, interprétée par la virtuose Sonya Yoncheva, le premier souvenir qui me vient à l’esprit est un détail de la scénographie du premier acte. En effet, sur le lit de Violetta trônait une reproduction de l’Olympia de Manet. Le fait de choisir cette toile n’était absolument pas anodin. Lors de son exposition au Salon, cette toile avait suscité un énorme scandale en raison de son thème et du titre qu’elle portait, « Olympia », un surnom assez courant pour désigner les courtisanes du XIXe siècle.

     À plusieurs reprises, lorsqu’elle réfléchissait à sa situation de courtisane, Violetta semblait s’adresser directement à Olympia. Selon moi, ce choix de décor, qui tranchait dans une scénographie particulièrement sobre, invitait à saisir la grande différence qui existe entre ces deux femmes : alors qu’Olympia exhibe une certaine assurance vis-à-vis du spectateur, l’héroïne verdienne, touchée par l’amour d’Alfredo, souffre de sa condition jusqu’à s’autodétruire. »

12) Un dernier conseil pour voyager en Italie sans quitter Paris ?

     Fiammetta : « Je conseille de ne pas manquer l’Institut culturel italien, dans le VIIe arrondissement. Situé dans le somptueux hôtel de Galliffet, cet organisme qui dépend du Ministère italien des Affaires Etrangères a pour but de promouvoir la culture transalpine. Concerts, expositions, projections et conférences se succèdent toute l’année et sont l’occasion de découvrir les actualités culturelles et artistiques italiennes. L’Institut abrite également une bibliothèque très riche. »

Istituto Italiano di Cultura
50 Rue de Varenne, 75007 Paris (métro Rue du Bac)

     Grâce aux bons plans de notre guide Fiammetta, tu as de quoi goûter à la fameuse « dolce vita » sans même sortir de la capitale ! Et si tu veux prolonger le plaisir, tu peux retrouver Fiammetta lors de la visite « Un voyage dans l’Italie de la Renaissance » au Musée Jacquemart-André. De quoi te transporter en plein cœur de la Renaissance italienne depuis le 8ème arrondissement de Paris…

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