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La fabuleuse histoire de Noël à Paris

     Noël est aujourd’hui une des périodes préférées des Français. La vie quotidienne laisse place, pendant quelques jours, à la magie et la féerie de cette fête qui rassemble. Si aujourd’hui les conventions de Noël sont partagées dans toute la France, il y a longtemps eu d’importantes spécificités régionales. A quoi ressemble un Noël à Paris ?

     Noël, dans la religion chrétienne, est la fête de la Nativité : elle commémore la naissance de Jésus-Christ dans la nuit du 24 au 25 décembre. Cette fête n’existait cependant pas au tout début du christianisme. La célébration de la naissance de Jésus a commencé seulement au IVème siècle lorsque le pape Jules Ier a choisi le 25 décembre comme date de naissance du Christ, 9 mois après l’Annonciation.

     La célébration de Noël est venue se surimposer aux fêtes locales qui étaient déjà célébrées à cette période de l’année dans toute l’Europe. Le 25 décembre correspond en effet au solstice d’hiver : partout en Europe, des fêtes romaines, germaniques ou celtiques célébraient déjà le début de l’hiver.

     Les adeptes du Panthéon romain fêtaient, une semaine avant le solstice d’hiver, les Saturnales, en hommage au dieu Saturne. Les adeptes du culte de Mithra dans l’Empire romain célébraient, le 25 décembre, la naissance du dieu solaire. Les adeptes du Panthéon germanique, en Europe du Nord, célébraient la fête de Jul, fête de la lumière durant laquelle on commémorait les morts.

     A la fin du IVème siècle, la religion chrétienne devient majoritaire et finit par interdire toutes les festivités païennes liées aux croyances locales. C’est le début de la célébration de Noël dans toute l’Europe occidentale. Toutefois, les coutumes liées à Noël vont largement varier d’un pays à l’autre. Au sein même de la France, Noël n’est pas fêté de la même façon d’une région à l’autre. Quelle est l’histoire particulière de Noël à Paris ?

Les marchés de Noël à Paris : la “vie qui bouillonne” !

        Les marchés de Noël, aussi appelés « marchés de l’Avent », ont lieu durant toute la période de l’Avent. L’Avent commence le quatrième dimanche avant Noël et se termine le soir de Noël : durant ces quatre semaines, les chrétiens se préparent à la venue du Christ. Dès le Vème siècle, un jeûne devait être observé 3 jours par semaine. Cette coutume a cessé dès le XIIIème siècle et l’Avent est devenu la période de préparation des festivités de Noël.

     Les marchés de Noël sont apparus dès le Moyen Âge en Allemagne et dans l’Est de la France.  Le premier marché attesté a eu lieu en 1434 à Dresde en Allemagne : le prince Frédéric II avait accordé un privilège aux marchands de viande pour vendre le « Frestbraten », un rôti de fête qui marque la fin du jeune de l’avent. En France, le plus ancien marché de Noël a eu lieu à Strasbourg au XVIème siècle. Cette tradition a progressivement gagné toutes les régions de France.

     A Paris, après la fin du Second Empire et les grands travaux haussmanniens, les marchés de Noël envahissent les grands boulevards. Ils permettent de faire des provisions pour le repas de Noël et d’acheter les premiers jouets. Ceux-ci sont très animés la veille de Noël, comme le montrent les deux illustrations ci-dessous. Monseigneur Chabot décrit l’agitation des grands boulevards à la fin du XIXème siècle à Paris :

« Dès la nuit tombée, les rues sont envahies par la foule : sur les boulevards, auxquels les petites boutiques provisoires prêtent la physionomie d’une fête enfantine, c’est un flot toujours croissant, toujours renouvelé de promeneurs. Les terrasses de cafés s’encombrent à vue d’œil ; à tous ces gens attablés, des camelots viennent proposer le jouet du jour, en accompagnant leur boniment des facéties les plus originales ».

Aujourd’hui, Paris propose à ses habitants et aux touristes un grand marché de Noël sur les Champs Elysées et un autre à la Défense au pied de l’arche. Ces marchés, qui mettent en valeur les spécialités régionales et l’artisanat, sont devenus des lieux touristiques incontournables et attirent chaque année de nombreux visiteurs.

La messe de minuit à Paris : un « spectacle bien vivant » !

     La nuit de la naissance du Christ, qui coïncide avec le solstice d’hiver, est une nuit extraordinairetout peut arriver. De nombreuses légendes ont vu le jour autour de cette « nuit des merveilles » : il serait possible, durant les 12 coups de minuit, de trouver des trésors enfouis ; les défunts pourraient revenir auprès des vivants ; les animaux domestiques auraient pendant quelques instants le don de parole ; et bien d’autres légendes encore.

     Dès le IVème siècle, cette nuit est célébrée à Rome par trois messes : la « messe de la nuit », la « messe de l’aurore » et la « messe du jour ». La « messe de la nuit » s’est transformée en « messe de minuit » dans le langage populaire et a pris le pas sur les deux autres.

     Dans toute l’Europe, la messe de Noël s’accompagne au Moyen Âge de chants sur le thème de la nativité et de danses. Sur les parvis des églises se jouent des « mystères », petites pièces de théâtre qui mettent en scène des épisodes bibliques. Ce catéchisme « vivant » est plus distrayant que les scènes bibliques sur des vitraux ou sur les sculptures des portails. Le soir de Noël, les mystères mettent en scène le thème de la nativité. La messe de Noël mêle ainsi la liturgie chrétienne avec le spectacle. A cause de certains « débordements » qui font tomber le sacré dans le grotesque, le Parlement de Paris interdit en 1548 « toute représentation publique des choses sacrées ». Les mystères disparaissent alors mais leur fantaisie continue d’animer les messes et les chants de Noël.

     Au XIXème siècle, les messes de minuit à Paris suscitent toujours autant l’engouement. En 1847, alors qu’il a cinq ans, le poète François Coppée se rend à une messe de minuit à la Chapelle des missions étrangères, située aujourd’hui au 128 rue du Bac dans le 7ème arrondissement. Il raconte son extraordinaire expérience :

« L’église bondée de foule, la chaleur étouffante, le violent parfum de l’encens, l’harmonieux rugissement de l’orgue, les innombrables lumières des cierges qui semblaient une pluie d’or immobilisée, je revois et je ressens tout cela comme si j’y étais encore. La Crèche surtout, la Crèche avec ses personnages et ses animaux de bois peint, et son petit Jésus de cire que les brins de paille auréolaient comme des rayons, émerveillèrent mes yeux d’enfant ».

     La tradition de la messe de Noël persiste au XXème siècle : l’illustration ci-dessous montre des Parisiens se rendant à la messe de Noël en 1935 à l’église Saint-Pierre de Montmartre dans le 18ème arrondissement

     Aujourd’hui encore, la plupart des églises de Paris célèbrent la messe de Noël. Trois d’entre elles attirent chaque année des fidèles venus du monde entier : la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, la cathédrale Notre-Dame de Paris et l’église de la Madeleine. Les messes sont accompagnées par des chœurs et des concerts, lointain vestige des « messes-spectacle » d’antan.

Le sapin de Noël et les illuminations : « quand Paris brille de mille feux » !

     L’usage d’un sapin au moment de la célébration de Noël remonte au Moyen Âge. En effet, au XIème siècle, un des mystères les plus populaires durant la période de l’Avent est celui du Paradis. Or, l’arbre du Paradis est représenté par un sapin garni de pommes rouges… Le premier « arbre de Noël » au sens où on l’entend aujourd’hui est apparu en Alsace au XVIème siècle. La coutume s’est ensuite répandue localement pour devenir courante au XVIIIème siècle en Allemagne et en Autriche.

     En France, le premier sapin de Noël a été introduit par Hélène de Mecklembourg, duchesse d’Orléans. Celle-ci, originaire d’Allemagne, a grandi avec cette coutume. Pour retrouver un bout de son pays natal en France, elle décide en 1837 de faire planter un sapin dans le jardin des Tuileries.

     L’occupation prussienne entre 1870 et 1873 contribue à l’expansion du sapin en France. Cette mode se répand de l’aristocratie vers la bourgeoisie puis auprès des gens du peuple. Le sapin s’impose finalement durant la Belle Époque, après 1890. La photo à gauche ci-dessous montre une petite fille à Paris durant l’hiver 1956 au milieu d’un stand de sapins près de la Madeleine.

     En Allemagne, dès le milieu du XVIIème siècle, les sapins sont illuminés avec des petites bougies. La princesse Palatine, belle-sœur de Louis XIV d’origine allemande, avait gardé un souvenir émerveillé d’un immense arbre illuminé à Noël à Hanovre. Elle tente alors d’introduire cette coutume à Versailles mais sans succès : on lui refuse cette « coutume allemande » jugée «  dispendieuse ».

     Au début du XXème siècle, les bougies sont remplacées par des ampoules électriques, moins dangereuses. Rapidement, ces illuminations s’étendent à l’ensemble de la ville et deviennent une attraction incontournable, notamment à Paris. Lointain écho des cultes solaires primitifs, les illuminations font scintiller la capitale : des boulevards aux vitrines des grands magasins, Galeries Lafayette, Printemps Haussmann ou Bon Marché, la ville brille de mille feux !

Le réveillon de Noël à Paris : « dinde ou oie » ?

     La coutume de réveillonner en famille le 24 au soir est récente. Pendant très longtemps, il faut être à jeun pour pouvoir communier durant la messe de minuit. On mange donc une collation maigre (sans viande) avant la messe de minuit : de la soupe, des châtaignes grillées, des gaufres ou des crêpes avec du vin chaud et sucré. C’est seulement au retour de la messe de minuit qu’a lieu le « réveillon », un repas gras avec de la viande pour marquer la fin du jeûne.

     Le réveillon de Noël est un véritable festin. Le mois de décembre étant la période de la tuerie du cochon, on mange beaucoup de boudin et de saucisses. En fonction des régions, on mange une dinde, importée d’Amérique à la fin du XVIème siècle, ou plus traditionnellement une oie. On sait par exemple que Talleyrand, homme politique du XIXème siècle, reçoit chaque année ses invités dans son hôtel de Saint-Florentin dans le 1er arrondissement le soir de Noël et leur offre l’oie traditionnelle, cuisinée selon une recette qu’il a lui-même imaginée !

     Le soir de Noël, c’est le maître de maison qui doit offrir un véritable festin à la famille et aux domestiques. C’est ce que fait Madame de Sévigné la nuit de Noël de l’an 1677. Elle reçoit ses convives dans son hôtel Carnavalet à Paris dans le 3ème arrondissement – aujourd’hui transformé en musée – et leur offre un réveillon gargantuesque :

« La table est garnie au centre d’un agneau tout entier. […] Le réveillon se prolonge au milieu des huit services dont la simple énumération, en sa consistance abondante et variée, suffirait à soulever d’effroi les estomacs de notre temps. Qu’il nous suffise d’indiquer qu’après les soupes, les entrées, les deux services de rôtis, gros et menu gibier, le service des poissons : saumon, truite et carpe, parurent deux énormes buissons d’écrevisses flanqués de quatre tortues dans leur écaille. Au sixième service, on en était encore aux légumes : cardons et céleris, et le huitième service termina le repas par les amandes fraîches et les noix confites, les confitures sèches et liquides, les massepains, les biscuits glacés, les pastilles et les dragées ».

     A la fin du XIXème siècle, le réveillon est très à la mode à Paris. Il est désormais une coutume tout à fait établie parmi les membres de l’aristocratie et de la bourgeoisie et il devient indissociable de la magie de Noël. Le chroniqueur gastronomique de la Belle Epoque, Fulbert-Dumonteil, évoque ce moment particulier qui réunit toute la famille :

« L’oie de Noël est bien un vrai rôti de fête ! Tandis que les cloches égrènent dans le ciel leurs joyeux carillons, que le boudin fume et crie sur le gril, que les marrons pétillent sous la cendre, que les gâteaux de famille profilent leur coupole feuilletée, l’oie fumante est placée au milieu de la table, aux applaudissements des convives. De ses flancs embaumés s’échappent bientôt de succulents marrons : les enfants tendent leur assiette en criant : Noël ! Noël ! ».

Des étrennes aux jouets de Noël : l’influence des grands magasins !

     Offrir des cadeaux à Noël est une habitude très récente. D’ailleurs, le mot « cadeau » a pris le sens qu’on lui connaît aujourd’hui seulement à partir du XVIIème siècle. Il désignait auparavant un « trait de plume » en calligraphie. Pour désigner un cadeau, on parle alors d’ « étrennes ». Les étrennes, coutume qui remonte à l’époque romaine, désignent un présent que l’on se donne le premier jour de l’an. En effet, les Romains célébraient le premier jour de l’année en offrant à leurs protecteurs des palmes ou des rameaux coupés dans du bois.

     Au milieu du XIXème siècle, les étrennes peuvent être des bijoux pour les dames ou des poupées, des bonbons ou des livres pour les enfants. Les grands magasins, qui apparaissent tout au long du XIXème siècle, suggèrent aux Français, dès le mois de décembre, des idées d’étrennes pour le Nouvel An. A la fin du mois de décembre, Paris est littéralement transformé par la quête des étrennes, comme le raconte Edouard Fournier :

« En ce moment tout est aux étrennes et pour les étrennes. C’est partout un tel encombrement de jouets sur les boulevards, dans les rues, dans les maisons, que Paris est devenu vraiment inhabitable pour tout le monde, si ce n’est pour les marmots et pour les marchands ».

     C’est à partir du dernier quart du XIXème siècle que la mode des cadeaux à Noël a vu le jour dans les familles de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Le moment est idéal : les grands magasins, alors très en vogue, proposent de nombreux jeux et jouets pour les étrennes. C’est à partir de ce moment-là que les cadeaux ont commencé à être distribués à Noël plutôt qu’au Nouvel An.

     Les jouets sont bien différenciés entre garçons et filles. Les filles reçoivent essentiellement des jouets en lien avec leur futur rôle de maîtresse de maison et de mère alors que les garçons reçoivent des soldats ou des automobiles miniatures. Dans les milieux populaires, les cadeaux sont beaucoup plus modestes : des friandises, des biscuits, du pain d’épice ou éventuellement une orange de Noël, fruit luxueux à l’époque. Les beaux jouets, vendus en magasin, restent encore des objets de luxe accessibles à quelques-uns seulement. Les enfants doivent se contenter de les admirer à travers les vitrines des magasins parisiens, comme on le voit sur l’illustration à droite ci-dessous.

Noël pour tous à Paris : « du soldat au pauvre hère » !

     Noël est d’abord la célébration de la naissance du Christ, porteur d’un message d’amour universel. La période de Noël a donc toujours été placée sous le signe de la paix sociale et de la bienveillance.

     En période de guerre, le combat est toujours interrompu à Noël, en l’honneur de la « trêve de Noël ». Pendant la première guerre mondiale, un poilu mentionne cette interruption provisoire des combats dans une de ses lettres en 1914 :

« C’était le jour de Noël, jour de fête, et ils demandaient qu’on ne tire aucun coup de fusil pendant le jour et la nuit, eux-mêmes affirmant qu’ils ne tireraient pas un seul coup. Ils étaient fatigués de faire la guerre, disaient-ils […]. Ils me passèrent un paquet de cigares, une boîte de cigarettes bouts dorés, je leur glissai « Le Petit Parisien » en échange d’un journal allemand et je rentrai dans la tranchée française où je fus vite dévalisé de mon tabac boche. »

     Dans l’imaginaire collectif, la fête de Noël doit pouvoir être accessible à tous. On a donc toujours gardé dans les familles « la part à Dieu » pour partager le repas de Noël avec un pauvre qui frapperait à la porte. Les villes elles-mêmes organisent des œuvres caritatives pour leurs pauvres à ce moment de l’année. Au XIXème siècle, Paris met en place de nombreux « arbres de Noël », œuvres caritatives destinées à distribuer nourriture, vêtements et jouets aux pauvres et à leurs enfants. L’illustration ci-dessous à gauche montre une distribution de jouets le jour de Noël à l’hôpital Trousseau dans le 12ème arrondissement à Paris en 1891. L’illustration de droite représente un grand banquet organisé le jour de Noël 1927 par une œuvre caritative pour les pauvres à Paris. Monseigneur Chabot évoque la joie des enfants lors de l’arbre de Noël des petits forains à la fin du XIXème siècle à Paris :

« Le 24 décembre, une vaste salle avait été mise gracieusement à la disposition de l’Ecole foraine ; la réunion fut très belle. Un public nombreux voulut prendre part à la fois des pupilles de Mlle Bonnefois. […] La distribution des présents de toutes sortes suspendus à un splendide arbre de Noël eut ensuite lieu au milieu de la joie générale ; tous les petits forains paraissaient être au comble du bonheur »

     Maintenant vous en savez un peu plus sur la fabuleuse histoire de Noël, de ses traditions et de ses légendes. Vous savez désormais à quoi ressemble un Noël à Paris, aujourd’hui et dans les siècles passés, mais aussi le rôle qu’a pu jouer Paris dans cette histoire. Fort de toutes ces nouvelles histoires, nous vous souhaitons de très joyeuses fêtes de fin d’année !

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